Deux tentatives de braquage en cinq jours
Photo : G. O.
BéziersDeux tentatives de braquage en cinq jours
En cinq jours, la supérette Marché Plus installée, rue
Pierre-Fourens à Béziers vient d'essuyer sa seconde tentative de
braquage à main armée. Mardi soir, c'est le directeur qui faisait à
lui tout seul la taille des deux voleurs réunis, qui les a mis en
fuite.
La caissière qui débutait là sa première journée de travail dans
cette entreprise, a subi l'attaque de deux jeunes encagoulés et
armés d'un couteau. Un sacré bizutage filmé de bout en bout par les
caméras de vidéo surveillance. Seule certitude, les deux hommes ont
la peau noire.
« Ils étaient tous les deux dans la cabine téléphonique en face
du magasin en train de se préparer, expliquent trois témoins, mardi
soir vers 22 h. Un grand avec une cagoule sombre et un plus petit à
la cagoule rayée. On les a vus se mettre un bas
sur la tête, puis tout d'un coup ils ont foncé dans la boutique. Il
y avait encore des clients dedans. Ça n'a duré qu'un court instant
(moins de 20 secondes, NDLR), puis ils sont sortis en courant, en
se dirigeant vers Garibaldi. Ils faisaient de grands gestes à la
caissière. Elle était tétanisée comme les clientes qui ne
bougeaient plus. »
Effectivement sur le film vidéo, on voit tous ces détails. Le
petit aux rayures tient un couteau, le second un sac de plastique
rose.
« Il venait faire sa collecte », commente avec beaucoup de
détachement le responsable de l'enseigne. Je refuse de me rendre
malade à cause d'eux, confit-il. Ce serait les laisser gagner. Je
ne le veux pas. »
Jeudi soir dernier, deux assaillants se sont déjà attaqués à sa caissière. Ce soir-là, l'un d'entre eux était armé d'un revolver, lui aussi très visible sur la vidéo. Mais à en juger par leur attitude, il s'agissait de jeunes expérimentés. En apercevant un des responsables du magasin, ils ont tout de suite pris la fuite en courant.
« Nous travaillons dans un environnement d'insécurité, insiste le directeur. Nous sommes à longueur de journée, victime de vols et de chapardages. Cette ville change et ce n'est pas en bien. Dans ce quartier, les rues sont désertes dès 19 h. Et à partir de là, ils tiennent la rue et en font ce qu'ils en veulent. » « Et, toujours selon le directeur, cela nuit au commerce local car les commerçants ne travaillent pas dans de bonnes conditions. Mais cela ne semble pas gêner grand monde ici. »
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